Les cultures


Depuis 2019, la ferme est engagée en agriculture biologique. La conversion s’est faite progressivement, avec 50 % des surfaces en 2019, puis 100 % en 2020. Aujourd’hui, nous cultivons une cinquantaine d’hectares, principalement situés à Saint-Gaudent (86) . Ce changement de pratiques agricole est important pour notre santé et celle la planète. L’objectif est de développer un écosystème au sein de chaque parcelles en invitant la biodiversité à s’y installer. Le principe prédateur-ravageur peut ainsi se mettre en place ( ex : oiseaux qui mangent limace, insecte, mulots ….). D’avantage de nature permet à l’agriculture d’avoir une meilleur résilience pour les années à venir, car ce sont des principes naturels efficaces sur le long terme contrairement au pesticides qui impact négativement notre santé et résout des problèmes sur le court terme (les « mauvaise herbes » s’adaptent et y résistent)
Notre approche repose sur une agriculture diversifiée et respectueuse des sols. Chaque parcelle suit une rotation longue, avec trois années de luzerne. Cette plante joue un rôle essentiel : elle nourrit le sol, améliore sa structure et prépare naturellement les cultures suivantes
Nous alternons ensuite des cultures d’hiver et de printemps, en privilégiant autant que possible les associations de cultures dans une même parcelle. Par exemple, nous cultivons ensemble du blé et de la féverole, du triticale et du pois, ou encore de la lentille avec de l’orge. Ces associations permettent aux plantes de mieux se compléter, de limiter les maladies et de réduire les besoins en interventions.
En complément, nous cultivons également différentes espèces en culture seule : seigle, avoine, blé, épeautre (grand et petit), lin, sarrasin, tournesol ou encore courges pour la production de graines. Cette diversité est au cœur de notre système : elle nous permet de mieux répartir les risques et de nous adapter aux aléas climatiques.
Pour gérer les adventices (les “mauvaises herbes”), nous privilégions la technique des faux semis plutôt que le labour, lorsque les conditions le permettent. Cette méthode consiste à faire lever les adventices avant la culture, puis à les détruire, afin de réduire naturellement leur présence.
Nous portons aussi une grande attention à l’environnement de nos parcelles. Des haies et des bandes fleuries sont implantées pour créer de véritables refuges pour la biodiversité. Elles favorisent la présence d’insectes auxiliaires, protègent les cultures du vent et participent à limiter l’impact des fortes chaleurs. Elles jouent également un rôle de barrière naturelle face aux parcelles voisines traitées.
Enfin, nous avons fait le choix de travailler sur des parcelles de taille modérée. Cela permet de limiter la propagation des maladies et de sécuriser notre production : en cas de difficulté sur une culture, les autres prennent le relais. Cette diversité est une force et un pilier de notre autonomie.
